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Il sera présenté aujourd'hui le projet de confier aux sociétés privées, le contrôle de vitesse par voitures banalisées.

Actuellement, les 383 voitures demandent deux fonctionnaires, soit un au volant, un autre à l'appareil de contrôle en Police comme en Gendarmerie.

Malheureusement, selon ce qui se dit et reste à vérifier, ces voitures serviraient seulement une heure au lieu de 8 du fait des tâches actuelles de la Police et de la Gendarmerie.

Est-ce vrai ?Alors, pourquoi ne pas demander à de jeunes retraités des deux Corps de gérer ces véhicules; j'en connais beaucoup qui seraient d'accord!

Miraculeusement, les véhicules confiés au domaine privé seront 450 ,soit 67 de plus. Pourquoi ?

Et surtout, les voitures n'auront besoin que d'une seule personne , l'appareil de contrôle devenant automatique totalement.

Pourquoi ne pas l'avoir fait avant  avec Police et Gendarmerie ? Encore bizarre ...

Il est annoncé que les infractions relevées seront multipliées par 10 ! 

C'est une multiplication des pains mais pas gratuits, ceux là...

Le parcours à emprunter sera donné par la Préfecture et scrupuleusement respecté par la voiture confiée au privé. Qui  le vérifiera ? Un Policier ?

Jamais, est-il affirmé, les résultats influeront sur la société privée à qui sera donnée cette fonction qui relève bien d'un rôle policier direct en droit ; un policier sera toujours là, mais pour regarder les images relevées, et donc à partir de cela confirmer juridiquement l'infraction au Code de la Route.

Donc, on aurait pu prévoir de mettre un  seul policier dans les nouvelles voitures qui n'auront besoin que d'une personne, et économiser le policier vérifiant les images depuis un endroit du type de ceux existants pour les radars fixes actuels.

On divisait par deux le nombre de policiers ou gendarmes pour cette action...

Pour le responsable de 40 millions d'automobilistes, l'estimation du chiffrage une fois le privé en place, sera de 2, 2 milliards d'euros chaque année.

C'est finalement bien une volonté de confier au domaine privé cette vérification pour des raisons financières, oubliant l'importance de la relation humaine oubliée, où le policiers accordait son indulgence en relevant une infraction.

Il y avait là un aspect éducatif qui est devenu secondaire; ce qui compte, c'est l'abattage: quand on voit le placement actuel des radars fixes, on se pose des questions...

On parle d'endroits "dangereux ", accidentogènes ...

En fait, ce qui est  regardé, ce sont les vitesses pratiquées à certains endroits sans regarder l'accidentologie réelle du lieu, supposant qu'aller vite est la seule cause des accidents.

Mais si un accident grave a eu lieu localement, c'est comme une bénédiction accordée d'avance pour un radar fixe...

Oui, la vitesse aggrave tout accident, mais n'est pas la cause de TOUS les accidents , loin de là...La preuve, il n'y a jamais eu autant de radars fixes qu'aujourd'hui où les accidents mortels ont augmenté !

L'absence de panneaux  routiers adaptés, de visibilités ,les risques du temps mal gérés, les lignes droites  mal aménagées pour leur enrobé ou bordures, sont cause d'accidents plus au moins grave.

Je ne parle pas des nids de poules qui attendent des semaines à être comblés ( j'ai ainsi éclaté un  pneu il y a deux ans...)

Et enfin, l'entretien du véhicule compte aussi beaucoup en accidentologie générale; des pneus mal gonflés en particulier, ont un rôle capital tant en freinage qu'en mode de roulement de la voiture ou de la moto.

En conclusion, luttons contre les fous de volants roulant à 180 au lieu de 90.

Mais de grâce, épargnons l conducteur pris à 95 au lieu de 90, même si la contravention corrige à 92 km/heures retenus...

Un député, hier, à la télévision , a osé proposer qu'on ne retire pas de point ( 1 point)  quand l'infraction dépasse de 3 ou 5 km/ heure la vitesse autorisée. Ou que ce le soit avec suris, c'est à dire qu'au bout de trois moins sans infraction, le point soit rendu!

 Il a raison , mais sera-t-il écouté , là est la question ?

 Car la Prévention routière subit injustement les récriminations des chauffeurs verbalisés à tort et à travers comme maintenant ! 

                                              Dominique BAGUET

 

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